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mardi 4 juin 2019

Le clafoutis

 Un de mes blogueurs préférés vient de faire un billet sur le clafoutis

http://www.berthomeau.com/2019/05/selon-jacky-durand-le-clafoutis-n-est-pas-1-dessert-c-est-1-monde-cree-par-dieu-pour-les-glaneurs-de-fin-de-marche-tous-les-maraudeu

Il fait référence à la chronique de Jacky Durand sur France Cult le samedi mat.


Jacky Durand est journaliste culinaire à Libération et chroniqueur le samedi dans les Matins de France Culture. Il présente sa chronique, "Les Mitonnages de Jacky", dans les Matins du samedi. 


https://www.liberation.fr/auteur/1944-jacky-durand


" Le clafoutis n’est pas un dessert. Le clafoutis est un monde créé par Dieu pour défier les saisons et les temps de peu. Il suffit d’une poignée de farine ou d’une autre mixture pour faire du solide ; d’un godet de lait ou de crème les jours fastes ; d’une poule pas trop feignasse pour vous pondre une rafale d’œufs et vous allez pouvoir jouer une partition sucrée ou salée avec ce qui vous tombe sous la main : cerises bien sûr, pêches, pommes, mirabelles mais aussi courgettes, poivrons, brocolis… il y en a pour toutes les papilles, tous les gâte-sauces, tous les glaneurs de fin de marché, tous les maraudeurs de chemin creux. C’est une recette de cambuse humble mais qui procure beaucoup de gourmandise sur les papilles. "

"
Pour la petite histoire, le berceau du clafoutis, c’est le Limousin.  
 
Le nom de clafoutis fait l’objet de joutes étymologiques. Selon les uns, le mot tire son origine du dialecte occitan clafir ou claufir qui signifie « garniture » ou « remplissage ». Pour d’autres, l’origine du nom remonte au mot latin clavum fingere qui signifie « planter un clou », se référant aux cerises, qui sont « plantées » dans la pâte. En langage occitan, on l’appelle parfois pelhaire, ce qui signifie « chiffonnier », car le jus que rendent les cerises lors de la cuisson colore la pâte de violet et lui donne l’aspect déguenillé d’un chiffonnier."


"
« Servi dans sa faïence rustique, il affiche la bonne mine des cerises en billes rubicondes, enchâssées dans leur écrin souple et givrées de sucre cristal.
 
La pâte jaune et molle, chaude encore, dégage une odeur pleine et réconfortante d’œuf et de lait. Légèrement blondie sur le dessus et tendrement élastique, elle fond dans la  bouche, tenant son serment parfumé, son goût d’œuf sucré, subtilement alcoolisé. Puis vient la cerise, plus croquante, dont l’arôme puissant envahit alors les papilles, et que l’on mâche en prenant bien garde de ne pas avaler le noyau. Celui-ci n’est pas là par paresse, dit-on, mais parce qu’il confère au plat une incomparable saveur d’amande fraîche, et, parce qu’en épargnant l’éventration des fruits qui transformerait le gâteau en flaque sanglante, il donne au résultat un aspect plus présentable. Le jeu consiste alors à rouler ce petit occupant dur comme un caillou dans sa bouche, de le tourner, le sucer, le lécher jusqu’à – discrètement – le déposer sur le bord de son assiette… Joie de saison, temps des cerises. »

http://www.berthomeau.com/article-la-cerise-est-dans-le-gateau-le-clafoutis-joie-de-saison-douceur-simple-avec-les-filles-de-la-r-106921383.html 

jeudi 4 décembre 2014

L'or (Shakespeare, Timon d'Athènes)

« Ce peu d’or suffirait à rendre blanc le noir, beau le laid, juste l’injuste, noble l’infâme, jeune le vieux, vaillant le lâche...
Cet or écartera de vos autels vos prêtres et vos serviteurs ; il arrachera l’oreiller de dessous la tête des mourants ; cet esclave jaune garantira et rompra les serments, bénira les maudits, fera adorer la lèpre livide, donnera aux voleurs place, titre, hommage et louange sur le banc des sénateurs ; c’est lui qui pousse à se remarier la veuve éplorée.
Celle qui ferait lever la gorge à un hôpital de plaies hideuses, l’or l’embaume, la parfume, en fait de nouveau un jour d’avril. Allons, métal maudit, putain commune à toute l’humanité, toi qui mets la discorde parmi la foule des nations... “ (Shakespeare, ‘Timon d’Athènes’)
Passage repris par Marx dans ‘Critique de la politique et de l’économie politique’ plus connu sous le nom de ‘Manuscrits de 44’. 
Cité dans un commentaire de 

vendredi 27 juin 2014

"Le paradis des Français"

" Quelques mois avant la guerre, je décidais de prendre de longues vacances. Depuis longtemps j’avais envie, entre autres, de visiter la vallée de la Dordogne. Je bouclais donc ma valise et pris le train pour Rocamadour où je débarquais de bonne heure, un matin, vers le lever du soleil, la lune brillant encore d’un éclat vif dans le ciel. 
Coup de génie, de ma part, cette idée d’explorer la région de la Dordogne avant de me plonger dans l’illumination millénaire du monde grec. Rien que le coup d’œil sur la rivière noire et mystérieuse, du haut de la magnifique falaise debout à l’orée de Domme, suffit pour vous emplir d’un sentiment de gratitude impérissable. 
Pour moi, cette rivière, ce pays appartiennent au poète Rainer Maria Rilke. Ce n’est pas plus la France que l’Autriche, ni même que l’Europe : c’est la terre d’enchantement jalousement marquée par les poètes et qu’eux seuls ont le droit de revendiquer comme leur. Ce qui se rapproche le plus du paradis, en attendant la Grèce. Le paradis des Français, mettons, par manière de concession. Un paradis, en fait, dont l’existence doit remonter à des milliers et des milliers d’années.
Je suis convaincu que c’était bien cela pour l’homme de Cro-Magnon, malgré le témoignage fossilisé des formidables grottes, qui indique des conditions de vie plutôt stupéfiantes et terrifiantes. Rien ne m’empêchera de croire que si l’homme de Cro-Magnon s’installa ici, c’est qu’il était extrêmement intelligent, avec un sens de la beauté très développé. Rien ne m’empêchera de croire que le sentiment religieux avait déjà atteint en lui un haut degré de développement et qu’il a fleuri en ces lieux, alors même que l’homme vivait comme une bête au fond des cavernes. Rien ne m’empêchera de croire que cette grande et pacifique région de France est destinée à demeurer éternellement un lieu sacré pour l’homme et que, lorsque la grand-ville aura fini d’exterminer les poètes, leurs successeurs trouveront ici refuge et berceau.
Cette visite à la Dordogne fut pour moi, je le répète, d’une importance capitale : il m’en reste un espoir pour l’avenir de l’espèce, et même de notre planète. Il se peut qu’un jour la France cesse d’exister, mais la Dordogne survivra, tout comme les rêves, dont se nourrit l’âme humaine. "
Henry Miller, Le colosse de Maroussi, Buchet Chastel

lundi 3 mars 2014

La pêche à la truite, par Fernand Dupuy, natif de Jumilhac

http://peche-mouche-seche.com/dupuy.htm

"Né le 02.03.1917 à Jumilhac-le-Grand (Dordogne) DCD 1999- Instituteur Communiste il est décédé en 1999 après une belle carrière d'homme politique, secrétaire de Maurice Thorez de 1948 à 1951, membre du Comité central du PCF de 1947 à 1964, Maire de Choisy-le-Roi de 1959 à 1979 et député de la Seine, puis du Val-de-Marne (1962-1978)."

L'auteur de l'Albine !

jeudi 20 février 2014

Propos pré-électoraux, républicains contre réactionnaires, une question d'épiderme ?

Aujourd'hui d'un bord à l'autre de l' "échiquier politique" on s'annonce républicain en France. Uniformisation de l'épiderme ?

Relisons Marcel Aymé, La jument verte

"tous les républicains (je vous parle d'il y a cinquante-cinq-ans, quand les opinions politiques étaient encore, à Caquebue, une question d'épiderme), tous les républicains soupçonnaient leurs adversaires non pas d'être impuissants, puisqu'ils se reproduisaient, mais de fonctionner à un régime diminué, avare. De leur côté, les réactionnaires les considéraient comme des dévorants, des frénétiques de la bagatelle, des imprévoyants de l'au-delà, et ils éprouvaient un sentiment de jalousie, comparable à celui d'une femme honnête pour une fille qui prodigue son ventre. "

La jument verte a été publiée chez Gallimard, en 1933

dimanche 30 juin 2013

La chartreuse de Montcigoux (St Pierre de Frugie) et "La Terre aux loups" de Robert Margerie

http://geo.culture-en-limousin.fr/La-Terre-aux-loups-Leurs-betes,759
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Margerit
http://www.saintpierredefrugie.fr/Montcigoux,65.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Montcigoux
http://www.dordogne-cachee.fr/article-le-chateau-au-squelette-a-montcigoux-st-pierre-de-frugie-115756011.html
Un avis sur le livre par un club de lecture :
http://lecture.helson.org/reunion.php?num=137

La chartreuse de Montcigoux (nom donné à un bâtiment de ce style, à deux tours). Il reste la tour de l'ancien château (non visible sur cette photo) 

extrait :

"« Je crois devoir dire que les trois principaux personnages de ce livre ne sortent pas de mon imagination. Céline, Joachim et Arthur de Montalbert ont vécu, — sous un autre nom. 
Leur dramatique histoire se retrouve dans les annales locales. Elle a, en particulier fourni à un journaliste de Limoges : A. Valérie, un reportage publié en avril 1933 par le Courrier du Centre
Ce reportage qui se limite à la part caractérisée de la tragédie, m’a servi de guide pour les derniers épisodes du roman. Je me suis appuyé sur les renseignements recueillis par A. Valérie auprès des rares témoins survivants en 1933. Partant de là, j’ai induit, déduit, parfois supposé. Cependant les grands faits significatifs — le départ et le retour des deux frères aînés, leur fin, l’affaire des bœufs, les découvertes macabres — sont, sinon dans le mot-à-mot, du moins dans l’essence de leur description, tels que le reportage les a précisés. 
Hormis ces faits certains, le reste du livre demeure un roman ; il est formé d’hypothèses. J’espère qu’elles ont paru plausibles ». - See more at: http://geo.culture-en-limousin.fr/La-Terre-aux-loups-Leurs-betes,759#sthash.6zC9d4Zs.dpuf"

jeudi 27 décembre 2012

Vipères

"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils "

Pierre Desproges, 1988

Desproges ... de Châlus

samedi 12 avril 2008

O buffet

"O buffet du vieux temps, tu sais bien des histoires,
Et tu voudrais conter tes contes, et tu bruis
Quand s'ouvrent lentement tes grandes portes noires."


Arthur Rimbaud

J'attends le beau temps, l'herbe pousse ...et je vais me faire distancer !

"Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?"


Joachim Du Bellay

Alors cette fin de semaine, au lieu d'aller à Jumilhac ... je vais aller faire un tour, pas loin de Nantes :

"Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine."



Joachim Du Bellay

A Liré on cultive :

vins blancs (chardonnay, sauvignon),
vins rosés (abouriou, cabernet, gamay, pinot noir),
vins rouges (abouriou, cabernet, gamay)

A Bergerac on cultive :
vins rouge et rosé (Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot Noir, Côte ou Malbec)
vin blanc sec (Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, Ondenc et Chenin Blanc)